Living City : Identité, Virtualité et Plateformes

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Living City : Identité, Virtualité et Plateformes

Identité et virtualité, fragilité de la living city, révolution numérique et hybridation : le Pr. Carlos Moreno nous offre, ce mercredi, une synthèse des travaux et réflexions sur la ville qu’il a présentés récemment lors des évènements auxquels il a participé.

La semaine dernière se sont déroulés conjointement de nombreux évènements de première importance : le Smart City Expo World Congress, qui est le rendez-vous de la communauté internationale de la ville intelligente, à Barcelone, le Salon des Maires et des Collectivités territoriales à Paris, le DigiWorld Summit à Montpellier. À travers ces trois évènements s’est exprimée une même préoccupation centrale : la convergence entre, d’un côté, le monde réel et ses besoins, et de l’autre, la puissance de transformation du monde digital appliqué à la conception d’usages et de services citoyens.

La semaine dernière également, à Marseille, en faisant le tour du monde au cours de l’émission « 24 heures sur la Terre – #24hOnEarth avec ceux qui contribuent à faire tourner le monde », nous avons pu découvrir des exemples concrets, venus des quatre coins de la planète, de cette intégration quotidienne de la révolution digitale dans nos vies.

Dans quelques jours je serai dans Hanoï avec la communauté internationale de la transformation urbaine, dans le cadre du 37ème Congrès de l’INTA. Ce sera une nouvelle occasion, pour nous autres acteurs de la vie urbaine, de partager nos visions et de nous projeter dans l’avenir. Nous ferons également le bilan de nos réalisations, dans l’idée que nous construisons dès aujourd’hui la ville de demain.

Je profite aujourd’hui de cette chronique pour revenir sur les principaux points que je développe au cours de mes différentes interventions.

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Identité et Virtualité

Comprendre les racines profondes de la vie de la ville, en la replaçant dans le contexte de son histoire, de sa géographie, de sa culture, de son économie et de toutes les dimensions liées à un espace et un temps donnés, constitue selon moi un élément essentiel dans le processus de transformation de la ville. Il est absolument indispensable de contextualiser, à tout moment, la vie de la ville et son développement pour que l’intelligence urbaine, socialement innovatrice et technologiquement avancée, puisse aboutir à une transformation cohérente.

L’affirmation, de plus en plus nécessaire, des identités urbaines face à la globalisation des échanges, doit conduire les acteurs des villes à se préoccuper, dès maintenant et de manière coordonnée, de ses espaces, et en particulier de ses espaces publics, qui sont une source importante de construction de la vie collective – sous ses deux aspects, physique et virtuel.

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La composition et la planification des éléments architecturaux au sein d’une ville révèlent la superposition des époques, l’adaptation constante des lieux à l’évolution des fonctions, les aléas de l’histoire et les expériences de vie des hommes. La forme et la morphologie des rues résultent aussi de l’organisation de l’espace souhaitée pour répondre aux usages qui évoluent au cours des années : voiries, trottoirs pour les piétons, places, monuments, équipements de la ville, mais aussi enceintes, alignements d’arbres, accès aux activités riveraines, etc.

C’est ainsi que sont également apparus dans nos villes des luminaires publics, des panneaux de signalisation, des enseignes commerçantes ou publicitaires, des mobiliers urbains divers, autant d’éléments qui nous sont devenus familiers – mais qui peuvent aussi bien, dans le cas de développement non contrôlé, être une source de perturbation de notre espace de vie quotidien. Bien souvent, notre espace urbain de référence est surtout un espace chaotique.

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La fragilité de la ville

En perpétuelle transformation, la ville nous montre aussi en permanence sa fragilité. Toutes sortes de risques et de dangers, aux conséquences imprévisibles, la menacent à chaque instant. Or la complexité de la ville complique la planification et l’anticipation de ces évolutions. Comprendre la fragilité de la ville et la concevoir comme un lieu de vie hautement sensible amène également à réfléchir aux moyens de la rendre plus légère, plus accessible et plus résistante face aux risques. Il s’agit là aussi de défis essentiels.

La ville, qui est constituée d’un grand nombre de systèmes interdépendants, forme par ailleurs une structure au centre de laquelle le citoyen évolue. C’est pourquoi toute réflexion sur les projets urbains, sur l’intelligence sociale, sur la technologie numérique au service du citoyen, sur la construction de la résilience de la ville, exige des pratiques transversales – qui elles seules vont permettre d’innover, d’expérimenter, d’explorer les relations qui existent entre l’espace public de la ville, ses infrastructures, ses exigences publiques et privées de développement.

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Révolution numérique et hybridation

La ville est un territoire de vie et de rencontres soumis à un changement permanent. La ville est comparable à un être vivant : elle possède son propre métabolisme, né de l’interaction des multiples systèmes qui la constituent. Les questions énergétiques et l’urgence de la ville décarbonée nous ont déjà obligés à placer le développement durable au centre de la vie de la ville.

Grâce à Internet, la cartographie, la géolocalisation, les objets de communication, les réseaux, l’électronique, les télécommunications, les usages actuels et à venir transforment la relation des habitants avec leur ville. Comment mener, dès lors, la transition qui fait de tout citoyen un véritable acteur au sein de sa ville, et ce grâce à la puissance du digital ?

Car il est une chose qui m’apparaît évidente, suite à mon observation des comportements humains un peu partout dans le monde, même dans des zones reculées : le phénomène digital n’est plus réservé aux spécialistes, aux technologues ou aux informaticiens.

Aux quatre coins de la planète la révolution digitale est bel et bien en marche. Elle a débuté il y a longtemps maintenant, avec l’installation des mailles denses des réseaux de communication et d’Internet. La révolution de la mobilité, avec la massification des smartphones, est venue la prolonger et de nouvelles mailles capillaires, formées notamment par les objets communicants, ont vu le jour.

Ce phénomène ne doit cependant pas nous faire oublier un autre. Qu’il s’agisse des réseaux sociaux ou de l’Internet des Objets, le vrai défi qui se pose à nous aujourd’hui consiste à faire converger le monde physique ou réel et le monde virtuel, celui de la communication hyperactive et de ses interfaces, pour produire des services qui transforment nos vies et nos villes.

Quand nous parlons dans la ville de véhicules partagés, de mobilité multimodale, d’énergies décentralisées, de valorisation patrimoniale, d’espaces publics urbains de convivialité, de santé publique personnalisée, de meilleure qualité de vie pour le troisième et quatrième âge, d’éducation massive en ligne, d’espaces de culture, d’art et de divertissement ouverts, de démocratie participative sous des gouvernances ouvertes, de systèmes collaboratifs d’information… nous parlons de ce nouveau paradigme, dans lequel les objets n’existent que par leur usage social. Un nouveau paradigme dans lequel la révolution digitale, incarnée dans les objets à travers les services, offre au citoyen des espaces de vie et permet ainsi une transformation quotidienne réelle.

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Design de services et plates-formes

J’observe avec satisfaction que, un peu partout dans le monde, la question du design des services occupe de plus en plus le centre des débats. Il me semble essentiel de penser aux usages et aux services et d’intégrer la notion de leur design pour porter la technologie vers une conquête sociale authentique, sans laquelle il ne pourrait pas être synonyme d’un progrès et d’une utilisation efficace.

Le design de services, quand il est projeté dans des plateformes où les services peuvent être produits de manière collaborative, permet d’accéder au crowdsourcing, à l’OpenData et aux apports de la multitude, en assurant ainsi une réelle hybridation avec le monde physique à travers l’Internet des Objets. De cette façon il est aujourd’hui, plus que jamais, une voie d’avenir.

Les plateformes sont en effet des systèmes qui permettent d’agréger, d’enrichir, de récréer, de contextualiser des informations, mais c’est surtout par leur biais que les usages et les fonctionnalités peuvent être repensés et incarnés. Véritables espaces d’agrégation et de rencontres dans lesquels convergent les mondes physique, numérique et social, les plateformes sont des lieux où l’on appréhende autrement les usages. A travers les plateformes dédiées à la mobilité en ville par exemple, la voiture n’est plus pensée comme un objet propre mais comme une fonctionnalité, parmi d’autres, pour se déplacer. Les plateformes font ainsi naître une culture de l’aller-retour indispensable entre le monde physique et le monde physique par le biais du monde numérique, l’hybridation permettant dès lors d’augmenter les possibilités et l’immersion sociale de les concrétiser.

D’où la notion d’ « esthétique de l’hybridation », car cette dernière donne naissance à ce que l’on nomme le design des services – notion majeure pour comprendre la culture de l’innovation qui est en train de naître. De même qu’un designer conçoit un objet fonctionnel pour lui conférer des usages nouveaux avec une certaine beauté, les allers-retours entre monde physique et monde numérique via les plateformes vont permettre de reconcevoir les services et les fonctionnalités de la vie quotidienne, notamment urbaine.

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Un exemple CIT’EASE : une plate-forme d’intelligence territoriale

Je voudrais, pour finir, saluer l’initiative de GDFSUEZ et de SUEZ ENVIRONNEMENT qui ont, dans le cadre d’un accord, lancé une plate-forme d’intelligence territoriale destinée aux villes, aux collectivités publiques et aux citoyens. En combinant les possibilités multiples du numérique de l’intelligence territoriale, cette plateforme permet aux spécialistes des secteurs urbains et aux responsables publics d’optimiser des objectifs globaux essentiels, tels que la préservation des ressources de la ville, l’amélioration de la réalisation des services urbains, la gestion des risques ou la communication avec les habitants.

Cit’Ease est basé sur le socle technologique OPENcontrol de COFELY INEO, qui n’est autre que la plateforme de mon ex start-up SINOVIA, issue de mes travaux pionniers dans ce domaine. Le parcours de l’idée scientifique, développée dans mon laboratoire de recherche universitaire, à son intégration aujourd’hui dans une offre de portée mondiale est pour moi un aboutissement et une reconnaissance. Après avoir gagné, en 2011, le Prix de la Recherche de GDF SUEZ, c’est avec grand plaisir que je vois aujourd’hui récompensée la voie de la création de valeur à partir de la recherche et ses applications.

Dans un écosystème de plus en plus complexe, évoluant en temps réel, Cit’Ease™ contribue à la construction d’une ville durable, responsable et respectueuse des équilibres, au service d’une communauté d’intérêts. Cet outil innovant centralise et combine différentes données du territoire : qualité de l’eau, valorisation des déchets, efficacité énergétique, gestion de la mobilité, de la démographie ou de la météorologie locale.

La Plateforme collaborative Cit’Ease™ aidera ainsi les responsables publics à évaluer le résultat de leurs actions avec réactivité. Les services municipaux y gagneront une meilleure fluidité et verront leur efficacité quotidienne renforcée grâce à une information de qualité. Grâce à cette plateforme, une meilleure connaissance de la ville sera également possible : les citoyens auront accès aux données de leur ville en toute transparence et participer à  leur gestion.

Nous sommes en plein cœur de cette approche que je revendique et qui vise à traduire les avancées technologiques par des usages et des services créant du lien social et de la valeur, transformant ainsi vraiment nos villes et nos vies.

Je vous donne rendez-vous mercredi prochain, avec mon nouveau billet du mercredi en direct de Hanoi 😉

 

Paris, le 27 novembre 2013

La semana que ha pasado ha visto la convergencia de eventos ya señalados : en Barcelona Smart City Expo la comunidad internacional de la ciudad inteligente, en simultaneo con la Feria de Alcaldes y Colectividades en Francia y en Montpellier el DigiWorld Summit.

Eventos destacados en los cuales se expresa esta preocupación central que es al convergencia entre el mundo real y sus necesidades y la potencia del mundo digital con su efecto transformador cuando se aplica a la construcción de usos y servicios ciudadanos.

En Marsella dándole la vuelta al mundo en 24 horas  en « 24 heures sur la Terre  – #24hOnEarth » con aquellos que contribuyen a mover el mundo, esta expresión de la integración cotidiana de la innovación, de la tecnología, del aporte de la revolución digital fue clara cuando en cada continente innovadores del planeta expresaban con ejemplos concretos como ese proceso de transformación se realiza.

En pocos días estaré en Hanói, con la comunidad internacional de la transformación urbana, en el marco del 37° Congreso del INTA una vez más con actores de la vida urbana para intercambiar nuestras visiones, proyectarlas en el futuro e igualmente hacer el balance de nuestras realizaciones siempre en este proceso de construcción desde hoy de la ciudad de mañana.

Hago en esta crónica una síntesis de los puntos fundamentales que he explicitado en esta serie de encuentros :

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Identidad y Virtualidad

He tenido la oportunidad de expresar lo que considero debe ser primordial tener en cuenta en el proceso de transformación de la ciudad. Ante todo comprender la raíces profundas de la vida de la ciudad en el contexto de su historia, su geografía, su cultura, su economía y tantas otras consideraciones que dan una connotación propia en un espacio y tiempo. Sostengo que es indispensable contextualizar en cada momento la ciudad y su desarrollo para que la inteligencia urbana, socialmente innovadora y tecnológicamente avanzada, confluya de manera coherente, hacia una visión de transformación.
La afirmación, cada vez más necesaria, de identidades urbanas frente a la globalización de los intercambios, la coordinación por la información del espacio de la ciudad, deben conducir los actores de las ciudades a preocuparse, ahora y de manera coordinada, de sus espacios y en particular el público fuente de construcción de vida colectiva, bajo sus dos aspectos: físico y virtual

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Así, la composición y la planificación de los elementos arquitecturales revelan la superposición de las épocas, la adaptación constante de los lugares a la evolución de las funciones y la historia y vivencias de los lugares y sus gentes. La forma y la morfología de la calle resultan también de la organización del espacio deseada para responder a los usos en el curso de los años, cunado se crearon o se transformaron los sitios, las calles, las aceras para los transeúntes, las plazas, monumentos o equipos mayores, las cercas, alineaciones de árboles, los accesos a las actividades ribereñas… etc
La ciudad vio surgir la incorporación de las iluminaciones públicas, los tableros de señalización, las enseñas comerciantes o publicitarias, los mobiliarios urbanos diversos, etc., tantos elementos que se hicieron familiares con nuestra vista, constituyendo el paisaje urbano pero, cuya convivencia en un marco de desarrollo no controlado se traduce a menudo por la perturbación del espacio de vida o en muchos casos simplemente en la banalización de un espacio caótico como referencia cotidiana.

La fragilidad de la ciudad

La ciudad, en constante transformación, cela muy frágil. En todo momento pueden aparecer riesgos y peligros con unas consecuencias imprevisibles. La complejidad de la ciudad dificulta la planificación y anticipación de sus evoluciones.
Comprender la fragilidad de la ciudad, concebir la ciudad como un lugar de vida les sensibles altamente, ser conscientes de su delicadeza, comprender su fragilidad, hacer la ciudad más ligera, más accesible y resistente frente a los riesgos son retos esenciales

Esta ciudad vida esta constituida por un gran número de sistemas interdependientes constituye la estructura urbana en el centro de la cual se sitúa el ciudadano.
Por esta razón, la reflexión sobre los proyectos urbanos, sobre la inteligencia social y la tecnología urbana al servicio del ciudadano, sobre la resiliencia y su construcción, exigen prácticas transversales con el fin de poder innovar, experimentar, explorar las relaciones que existen entre el espacio público de la ciudad, sus infraestructuras, sus necesidades públicas y privadas de desarrollo, en el marco de una evolución urbana permanente que representa el cotidiano de millones de ciudadanos cualquiera sea que lo talla de su ciudad, pequeño, aglomeración o grande.

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Revolucion Digital e hibridacion

La ciudad es territorio de vida y de encuentros en permanente mutación. La ciudad viva posee su propio metabolismo con la interacción de los múltiples sistemas que la constituyen. Las cuestiones energéticas y la emergencia de la ciudad descarbonada han obligan a ubicar el desarrollo sostenible en el centro de la vida de la ciudad.
Gracias a Internet, la cartografía, la geolocalización, los objetos de comunicación, las redes, la electrónica, las telecomunicaciones, los usos actuales y del futuro transforman la relación de los habitantes con su ciudad.

¿Cómo levar a cabo en nuestras ciudades la transición hacia este nuevo hecho, que combina a un ciudadano actor de su ciudad para que sea protagonista en su vida cotidiana gracias a la potencia del mundo digital, difundido por todos los ámbitos de nuestra vida?

Una cosa resulta patente observando a lo largo de mis viajes los comportamientos : el fenómeno digital, que ocupa el centro de las reflexiones actuales, ya no es una cosa reservada a especialistas, tecnólogos o informáticos consagrados.
En los cuatro rincones del planeta está en marcha la revolución digital. Esta se inició hace ya mucho tiempo con la instalación de las densas mallas de las redes de comunicación e Internet, a las que vinieron a sumarse nuevas mallas capilares, las de los objetos comunicantes, especialmente los smartphones y demás dispositivos ubicuitarios.

Este fenómeno no debe hacernos olvidar otro. Ya se trate de redes sociales o del Internet de los Objetos, el verdadero reto que se nos plantea hoy en día consiste en hacer converger el mundo físico o real y el mundo virtual, el de la comunicación y las interfaces hiperactivas conectadas, a fin de producir servicios que transformen nuestras vidas y nuestras ciudades.
Los usuarios ya no son simples consumidores de Internet, se han convertido en protagonistas.

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Cuando hablamos en la ciudad de vehículos compartidos, de movilidad multimodal, de energías descentralizadas, de valorización patrimonial, de espacios públicos urbanos de convivialidad, de salud publica personalizada, de mejor calidad de vida para la tercera y cuarta edad, de educación masiva on line, de espacios de cultura, de arte y de diversión abiertos, de democracia participativa bajo gobernanzas abiertas ; de sistemas de información colaborativos… estamos hablando de ese nuevo paradigma en el cual los objetos no existen que por su uso social y en el cual la revolución digital encarnada en los objetos a través los servicios, ofrece al ciudadano, espacios de vida permitiendo así una transformación cotidiana real.

Diseño de servicios y plataformas

Observo con satisfacción que, en todo el mundo, la cuestión de la concepción y el diseño de los servicios, ocupa cada vez más el centro de los debates. Esta es efectivamente la piedra angular de este mundo fantástico de la tecnología, que ha de traducirse en usos y servicios, creando vínculo social y valor, y transformando realmente nuestras ciudades y nuestras vidas.
Resulta esencial pensar en usos y servicios e integrar la noción de diseño de servicios para llevar a la tecnología hacia una auténtica conquista social, sin la que no podría ser sinónimo de progreso y de utilización eficaz.
El diseño de servicios, cuando se proyecta en plataformas para realizarlo en común, permite acceder al crowdsourcing, al open data y a las aportaciones de la multitud, asegurando así una hibridación con el mundo físico a través del Internet de los Objetos. De este modo se convierte, más que nunca, en una vía de futuro.

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Las plataformas son unos sistemas que permiten sumar, enriquecer, recrear y contextualizar información; pero, sobre todo, es a través de ellas que los usos y funcionalidades pueden replantearse y cobrar forma. Las plataformas constituyen auténticos espacios de reunión y acumulación, en los que convergen varios mundos: el físico, el digital y el social, y de este modo se convierten en unos lugares en los que se perciben los usos de forma distinta. A través de las plataformas dedicadas a la movilidad en la ciudad, por ejemplo, ya no se piensa en el coche como un objeto propio, sino como una funcionalidad, entre otras, para poder desplazarse. De este modo las plataformas dan vida a una cultura de ida y vuelta, indispensable entre el mundo físico y el mundo físico a través del mundo digital; y, a partir de ahí, la hibridación permite aumentar las posibilidades, y la inmersión social hace posible concretarlas.

De ahí el concepto de “estética de la hibridación”, ya que ésta genera lo que se denomina diseño de servicios, noción ésta primordial para comprender la cultura de la innovación que está surgiendo. Al igual que un diseñador rediseña un objeto funcional para conferirle nuevos usos con cierta estética, las idas y vueltas entre el mundo físico y el digital a través de las plataformas permitirá rediseñar los servicios y las funcionalidades de la vida diaria, especialmente urbana.

Un ejemplo CIT’EASE : plataforma de inteligencia territorial

Quisiera saludar la iniciativa de GDFSUEZ et de SUEZ ENVIRONNEMENT quienes de común cuerdo han lanzado una plataforma de inteligencia territorial destinada a las ciudades, colectividades publicas y ciudadanos.
Combinando las posibilidades múltiples del digital y la inteligencia territorial, esta plataforma les permite a los especialistas de los sectores urbanos y a los responsables públicos alcanzar más fácilmente los objetivos globales tales como la preservación de los recursos, el mejoramiento de la realización de los servicios urbanos, la gestión de los riesgos o la comunicación con los habitantes. En un ecosistema cada vez más complejo, que se trata de desarrollar y de alimentar, Cit’ Ease ™ contribuye a la construcción de una ciudad sostenible, de una comunidad a la vez perfecta, responsable y respetuosa de los equilibrios.

Cit’ Ease está basado sobre OPENcontrol de COFELY INEO, que es la plataforma tecnologica de mi ex Start Up SINOVIA y que fue objeto de mis trabajos pioneros en este campo.
Nacido de mis trabajos de investigació en mi laboratorio universitario, el trayecto de la idea científica a su integración hoy en un anuncio mundial es también un resultado importante para mi y los equipos y un reconocimiento.
Habiendo ganado múltiples premios y entre ellos el Premio de la Investigación en el seno de GDFSUEZ en 2011, es hoy esta vía de creación de valor de la investigación y sus aplicaciones que se ve también coronada.

Esta herramienta innovadora centraliza y combina los diferentes datos del territorio, tales como la calidad del agua, la valorización de los residuos, la eficacia energética, la gestión de la movilidad, la demografía o la meteorología local. En tanto que Plataforma colaborativa, Cit’ Ease ™ también restituye los datos que provienen de ciudadanos.
Cit’ Ease ™ ayudará a los responsables públicos que comprometen(contratan) las buenas acciones, evaluar el resultado y ajustarlos con reactividad. Los servicios municipales con mejor fluidez e información ganarán en eficacia diaria obteniendo en tiempo real un mejor conocimiento de su territorio. Los ciudadanos podrán conocer su ciudad en toda transparencia y participar

Mi próxima crónica desde Hanói 😉

Paris, 25 de noviembre 2013

Last week a number of key events took place at the same time: the Smart City Expo World Congress, bringing together the international smart city community in Barcelona, the Exhibition for Mayors and Regional Administrations in Paris and the DigiWorld Summit in Montpellier. The same preoccupation lay at the heart of all three events: the convergence between the real world and its needs on the one hand, and the transformational power of the digital world, applied to the design of usages and citizens’ services, on the other.

Last week in Marseille, travelling the world during the broadcast “24 hours on Earth – #24hOnEarth with the people who help to make the world turn”, we saw real examples, from the four corners of the Earth, of this daily inclusion of the digital revolution in our lives.

In a few days, I will be in Hanoi with the international urban development community, as part of the 37rd INTA World Congress. This will be another chance for us other players in urban life to share our visions and look to the future. We will also be reviewing our achievements, keeping in mind that we are already building the city of the future.

Today I’m using this column to go over the key points that I’m developing in my various speeches.

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Identity and virtuality

Understanding the deep roots of life in the city and putting it back into the context of its history, geography, culture, economy and all dimensions relating to a given space and time, is, in my view, an essential element of the process of city development. It is absolutely vital to contextualise the life of the city and its development so that urban intelligence, which is socially innovative and technologically advanced, can give rise to coherent transformation.

Asserting urban identities in the face of globalised information exchange, which has become more and more vital, must prompt city decision-makers to think at this point, in a coordinated way, about city spaces, particularly public spaces, which are an important resource for constructing a collective lifestyle, in both physical and virtual terms.

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The composition and breakdown of the architectural elements within a city reveal the layers of the centuries, the continual adjustment of premises to keep pace with changing functions, the vicissitudes of history and human life experience. The form and structure of roads is also the result of arranging space to respond to the usages that have developed over the years: public highways, pavements for pedestrians, squares, monuments and city equipment, as well as enclosures, tree alignment, access to local activities, etc.

This is how street lighting and signs, shop signs and advertising and a range of other street furniture appeared. These are all things that have become familiar to us – but they can also, if development is not controlled, become a source of disruption within our daily living space. All too often, the urban space we use as our reference is, first and foremost, a chaotic space.

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The fragile city

Our city, which is constantly changing, also shows us its fragility at all times. It is under threat from all kinds of risks and dangers, with unforeseeable consequences, at any given time. The city’s complexity complicates the planning and anticipation of these changes. Understanding the city’s fragility and designing it as a highly sensitive living place is also a chance to reflect on ways to make it lighter, more accessible and more resilient to risk. These are also key challenges.

The city, which comprises a wide range of interdependent systems, also forms a structure in which citizens develop. As a result, any reflection on urban projects, social intelligence, digital technology in the service of the citizen or building the city’s resilience demands cross-cutting practices – only this will allow for innovation, experimentation and exploration of the relationships between the city’s public space, its infrastructure and its public and private development requirements.

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Digital revolution and hybridisation

The city is a territory for life and encounters, undergoing constant change. The city can be compared to a living thing: it has its own metabolism, arising from the interaction between the multiple systems that make it up. Energy issues and the emergence of the decarbonised city place sustainable development at the centre of city life.

The internet, mapping, geolocation, communication objects, networks, electronics and telecommunications mean that current and future usages are transforming the relationship that residents have with their city.  So how should the transition take place to make each citizen a true player within the city, using the power of digital technology?

Because it has become clear to me, after observing how humans behave in many places in the world, even in remote areas, that the digital phenomenon is no longer the preserve of specialists, technologists and computer engineers.

The digital revolution is well and truly under way in the four corners of the world. It began a long time ago, with the installation of dense communication and internet networks. The mobility revolution, with the mass use of smartphones, has extended the system, and new coverage, formed mainly by communicating objects, has been created.

However, this phenomenon should not cause us to forget another. Whether we are speaking of the social networks or the Internet of Things, the real challenge we face today is to bring together the physical or real world and the virtual world, the world of hyperactive communication and its interfaces, to produce services that will transform our lives and cities.

When we talk in the city about car sharing, multimodal mobility, decentralised energy, promoting heritage, convivial public urban spaces, personalised public health, a better quality of life for the third and fourth ages, widespread online education, open spaces for culture, art and entertainment, participatory democracy under open governance, collaborative information systems, etc., we are talking about this new paradigm, in which objects only exist by virtue of their social usage. A new paradigm in which the digital revolution, embodied in objects through services, provides citizens with living spaces, thereby enabling a true transformation in their day-to-day existence.

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Design of services and platforms

I am happy to see that the question of services design is becoming increasingly central to the debate worldwide. In my view, it is key to think about usage and services, and to include the notion of their design to take technology towards authentic social conquest. Without this, it could not be synonymous with progress and efficient use.

Services design, when projected in platforms where services can be produced in a collaborative way, provides access to crowdsourcing, OpenData and mass contributions, thus ensuring real hybridisation with the physical world through the Internet of Things. Today it is therefore, more than ever, an avenue for the future.

Platforms are, in effect, systems that allow us to aggregate, enhance, recreate and contextualise information, but above all they enable usages and functions to be redesigned and concretised. As genuine spaces for aggregation and coming together, where the physical, digital and social worlds converge, platforms are places where usage can be understood differently. For example, through urban mobility platforms, a car is no longer thought of as an object proper, but rather a function – one of several – for transportation. Platforms thus give rise to a vital two-way culture between the physical world, and the physical world via the digital world, a hybridisation that generates possibilities and the social immersion to make them a reality.

This where the notion of “the aesthetics of hybridisation” springs from, as hybridisation generates what we call services design – an important concept in understanding the culture of innovation that is emerging. Just as a designer designs a functional object to give it new uses with a certain beauty, the two-way flow between the physical and digital worlds through the platforms will enable the services and functions of everyday life, particularly urban life, to be redesigned.

One example is CIT’EASE: a regional intelligence platform

To conclude, I’d like to applaud the initiative by GDF SUEZ and SUEZ ENVIRONNEMENT, which have launched, under an agreement, a regional intelligence platform for cities, local authorities and citizens. By combining the multiple possibilities offered by regional intelligence technology, this platform enables urban sector specialists and public leaders alike to optimise key global objectives, such as preserving the city’s resources, improving urban services provision and managing risks and communication with residents.

Cit’Ease is based on the OPENcontrol technology platform developed by COFELY INEO, which is none other than the platform of my former start-up, SINOVIA, the product of my pioneering work in this field. The journey of a scientific idea, from its development in my university research laboratory to its inclusion today in an offering that is global in scope, is for me an achievement and an acknowledgment. After winning the GDF SUEZ Research Prize in 2011, I am very pleased to see recognition given to value creation based on research and its applications.

In an increasingly complex ecosystem, which is changing in real time, Cit’Ease™ is helping to build a sustainable city, responsible for and respectful of existing equilibriums and serving a community of interests. This innovative tool centralises and combines a range of regional data: water quality, waste recycling, energy efficiency, mobility management, demographics and local meteorology.

The Cit’Ease™ collaborative platform will help public leaders to assess the results of their actions in a reactive way. Municipal services will be more flexible, with enhanced day-to-day efficiency, due to high-quality information. The platform will make it possible to get to know the city better: citizens will have access to data on their city in a completely transparent way, and be able to take part in its management.

We are right at the heart of this approach that I support, which aims to convey technological advances through usages and services, creating social links and value and thus truly transforming our cities and our lives.

I’ll be back on Wednesday, with a new letter live from Hanoi 😉

 

Paris, 27 November 2013