Ville sensible, fragile et vivante : de l’aléa à la vulnérabilité

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Ville sensible, fragile et vivante : de l’aléa à la vulnérabilité

Suite à la publication de son dernier article pour la conférence Matérialités Contemporaines 2014 , de multiples questions ont été posées au Pr. Carlos Moreno. Il y répond dans son billet de ce mercredi.

Parce que je conçois ce blog avant tout comme un espace d’échanges, j’ai souhaité répondre aux nombreuses questions qui m’ont été adressées depuis la publication de mon dernier billet du mercredi, intitulé « La ville de demain, une ville vivante – Réflexions sur le phénomène urbain du XXIème siècle ». Je continue, en parallèle, mes interventions aux quatre coins de la planète et serai à Kyoto le 26 mars, dans le cadre de « Smart City Expo », où j’aborderai la thématique de la ville sensible et vivante lors de la session « Green Economic Development ».

L’une des questions qui revient fréquemment tourne autour d’un thème auquel je suis particulièrement attaché : la résilience des villes. La ville, qui est à étudier comme un système complexe avec ses interdépendances, nous offre en effet des voies de réflexion et d’action autour de deux grands vecteurs : la nécessité d’une part, le hasard de l’autre. Pour répondre aux besoins des hommes, une démarche usages et services fonctionnels peut être mise en place pour ceux que l’on peut planifier, structurer, dérouler dans des temps et des espaces différents. Traiter le hasard en revanche implique avant tout de vivre avec l’aléa, l’imprévisible, qui, même lorsque nous sommes bien préparés, nous déstabilise toujours quand il surgit.

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La démarche techno-centrique autour de la « smart city » souffre souvent d’une difficulté à traiter en profondeur et en amont ce que l’on appelle la fragilité de la ville et c’est l’objet de ce papier aujourd’hui. Car ceux qui, comme moi, s’inscrivent dans ce courant de pensée que nous nommons la ville sensible, la ville légère, la ville vivante, portent un regard singulier sur cette composante essentielle de la vie d’une cité.

La question de la résilience est souvent abordée sous l’angle des risques majeurs : catastrophes naturelles et technologiques, risques industriels… associée à l’ensemble des actions (prévention et déploiement de dispositifs) qui sont indispensables pour faire face aux crises. Parce que j’ai développé, de manière pionnière, un certain nombre d’outils en mode plateforme pour les villes, en particulier celles dites à risque « Seveso », je ne peux que continuer à exprimer ma très forte sensibilité concernant ce sujet de la plus haute importance.

Je voudrais néanmoins introduire en complément un axe de réflexion qui me paraît essentiel. Il s’agit de la vulnérabilité dans la ville et de ses évolutions, liées aux mutations du tissu urbain et notamment de l’environnement social-territorial. Une dimension qui introduit une part d’aléa tout aussi importante aujourd’hui, à mon sens, que les risques dits majeurs.

La complexité des villes, l’urbanisation croissante, la montée en puissance du tissu urbain, l’augmentation des besoins à satisfaire en lien avec l’explosion démographique, la pression due à la diminution des ressources, mais également les fractures socio-économiques visibles dans le tissu social, font apparaître aujourd’hui une  nouvelle sorte de vulnérabilité urbaine, elle-même en pleine évolution. Celle-ci se manifeste notamment par les effets couplés d’un important étalement urbain bien souvent non planifié et des difficultés de vie de larges parts des populations urbaines et, malgré leurs aspirations légitimes à trouver en ville de meilleures conditions de vie, une hausse de la pauvreté et de la précarité.

En matière de résilience, nous constatons donc également un changement de paradigme : il ne s’agit plus en effet seulement de considérer la vulnérabilité comme « la susceptibilité à subir des dommages » ; il faut désormais aussi comprendre et s’immerger dans la  « propension de la société urbaine à les engendrer, à les amplifier, à en faire les vecteurs de nouvelles vulnérabilités »[1]. La vulnérabilité autrefois subie, passive, car issue d’un état de fait (les conditions de risques naturels, industriels ou technologiques étant structurelles dans un espace donné) devient à présent active, car elle-même évolue en fonction de ce que j’appelle la « contextualisation » de la ville, son histoire mais aussi ses choix de développement au présent, dans des conditions qui lui sont propres. C’est donc à cette notion de vulnérabilité sociale-territoriale que je fais référence lorsque j’évoque la fragilité de la ville.

De même que le développement durable est venu s’inscrire dans un cadre multi-dimensionnel, le faisant passer d’une composante strictement écologique à un triplet indissociablement environnemental, économique et social, je plaide pour l’associer également à cette notion de vulnérabilité urbaine.

C’est, à mon sens, tout à fait indispensable pour amener à la compréhension de la fragilité de la ville, du tissu urbain et des relations des habitants avec leur territoire afin d’identifier ces vulnérabilités « actives » qui, même lorsqu’elle ne sont encore qu’en germe, sont porteuses de crises en puissance. Ces nouvelles vulnérabilités structurelles ont par ailleurs la caractéristique de ne plus être liées à un espace-temps défini ou à une gouvernance particulière à un instant T, car elles sont à aborder et à traiter en amont et en aval, sur une période de temps qui dépasse la durée d’une mandature.

On parle, à juste titre, de la nécessaire transition énergétique comme source d’une possible nouvelle révolution industrielle, la troisième pour certains, dans un monde en mutation. Mais au-delà de l’impératif du changement de paradigme énergétique, c’est avant tout l’impact des mutations sociales dans un monde fortement urbanisé, dans lequel les usages et les services ont profondément transformé nos manières de vivre qui me paraît crucial. La révolution numérique et les révolutions technologiques transforment profondément notre vision du monde, je l’ai largement écrit dans ces colonnes, car entre autres, nous tous citoyens avons désormais accès à des informations autrefois réservées à des spécialistes… La force de la multitude change donc, elle aussi, le paradigme, car ce nouveau prisme exige une forte transparence et de l’efficacité pour des choix engageant l’avenir collectif.

Mais c’est aussi et avant tout une autre transition majeure qui se déroule sous nos yeux, et qui est loin d’être finie : la « transition urbaine ». En l’espace d’un siècle, de 1950 à 2050, nous allons passer de 700 millions de personnes habitant en ville à près de 6,5 milliards ! Si nous faisons un zoom entre 2000 et 2050, nous parlons de 3 milliards de personnes qui s’installeront dans des villes sur toute la planète. C’est la bascule, en 100 ans, d’un monde à 70% rural devenu à 70% urbanisé[2].

Nous voici donc face à une nouvelle donne : la puissance des villes, agrégations d’hommes et de femmes dans un territoire, qui sont aussi des agrégations de besoins, de services, d’usages, de ressources. Il y va de soi qu’une autre étape est en train d’être franchie, celle qui concerne le pouvoir et la régulation incarnés par les villes, qui sont désormais d’importants acteurs politiques, socio-économiques et structurels.

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A l’âge de la multitude, en ces temps ubiquitaires du XXIème siècle, se superposent, se croisent et s’imbriquent l’âge de la ville, la puissance de sa gouvernance, son rôle majeur face aux Etats. Cette présence nouvelle, y compris politique, non pas du village planétaire mais de la « ville globale »[3], voire de la « ville monde », crée de nouvelles conditions de sensibilité, d’identité, d’appartenance, ainsi que des contraintes socio-économiques, culturelles et écologiques propres, avec des exigences de plus en plus fortes des citoyens vis-à-vis de leur gouvernance locale : gestion de la mobilité, de la sécurité, logement social, enjeux énergétiques, foncier, réseaux et infrastructures, aménagement des espaces publics, économie de proximité, culture, loisirs, rénovations, fiscalité, attractivité et qualité de vie… Et c’est à la lumière de cette nouvelle donne que la nécessité de se pencher sur la vulnérabilité sociale-urbaine apparaît comme un élément majeur dans notre conception d’une ville vivante, sensible, légère.

La réflexion et l’action à l’échelle des villes dans notre monde urbanisé démontrent l’importance capitale de la compréhension des facteurs de vulnérabilité structurelle à cette triple échelle environnementale, économique et sociale. Car c’est là que se situe la clé de l’analyse pour repérer les « cygnes noirs »[4], les signaux faibles. Il s’agit de construire en amont, face à ces vulnérabilités socio-spatiales, des indicateurs et des actions, notamment relationnelles, de mieux vivre ensemble, de fierté d’appartenance dans un territoire, qui sont indispensables pour projeter la complexité du tissu urbain vers l’avenir.

Les décisions prises chaque jour dans les villes concernent notre avenir et celui des générations futures. Chacune d’entre elles aura un impact majeur dans les problématiques qui seront à traiter non seulement aujourd’hui, demain et après-demain, mais également en 2050, quand 70% de la population mondiale sera urbanisée.

Plus que jamais, la construction d’une meilleur vivre-ensemble dépend de la place prise par les villes dans nos vies, leur capacité d’attraction, la qualité des choix de gouvernance. La ville intelligente sera uniquement celle qui saura comprendre l’importance capitale de sa vulnérabilité et mettra d’abord en œuvre une capacité à construire, chaque jour, sa résilience.

La ville-plateforme est celle de la multitude et de la transition urbaine ; c’est la ville en mouvement, la ville du bien-vivre, où le numérique et la technologie contribuent à anticiper et à gérer cette vulnérabilité sociale-territoriale.

Paris, le 12 mars 2014

Mi último artículo, escrito para la conferencia ” Materialidades 2014 Contemporánea”, ha generado de manera agradable múltiples preguntas que me han sido formuladas. Deseé abordar las respuestas a partir de este espacio de intercambio, mi crónica del miércoles. Esto en complemento de mis intervenciones que de un lugar al otro del planeta, continúo realizando. La próxima se efectuará en Kyoto el 26 de marzo en el ámbito de “Smart City Expo” donde abordare la temática de la ciudad sensible y viva en la sesión « Green Economic Devvelopment ».

La primera pregunta concierne un tema sobre el que saben los amables lectores cuánto lo tengo a pecho, la resiliencia en las ciudades.

En efecto, la ciudad estudiada como un sistema complejo con sus interdependencias nos ofrece vías de reflexión y de acción alrededor de estos dos grandes vectores que son la necesidad y el azar. Tratar las necesidades de los Hombres y cómo satisfacerlas se traduce en la creación y desarrollo de usos y servicios funcionales, aquellos que se  pueden planificar, estructurar y concretizar en tiempos y espacios diversos.

Tratar el azar, implica ante todo vivir con el, con lo imprevisible, que cuando irrumpe de manera súbita, aun estemos lo mejor preparados, nos desestabiliza siempre.

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La actitud tecno – céntrica, una de las vertientes que encontramos en el entorno  “smart city “, a menudo sufre de la dificultad de tratar de manera transversa y transdisciplinaria la fragilidad de la ciudad, su vulnerabilidad. Este tema es el objeto de mi crónica de hoy.

Los que, como es mi caso, nos inscribimos en la reflexión sobre  lo que llamamos, la ciudad sensible, la ciudad ligera, la ciudad viva, la Smart City Humana aportamos una mirada particular tanto en el  concepto como en la acción a este componente esencial en la vida en la ciudad, de la ciudad.

A menudo abordamos la resiliencia bajo el ángulo de los riesgos mayores, catástrofes naturales y tecnológicas, riesgos industriales y desde luego con el conjunto de acciones de prevención, intervención y gestión indispensables para hacer frente a las crisis.

Habiendo desarrollado de una manera pionera un cierto número de herramientas, en modo plataforma, para las ciudades, en particular las dichas a riesgo ” Seveso , expreso, claro esta, mi fuerte sensibilidad en lo que concierne este tema de la más alta importancia.

Quiero introducir, y en complemento, un eje de reflexión que me parece esencial para ir más allá del azar. Se trata de la vulnerabilidad en las ciudades y sus evoluciones, con respecto a las mutaciones de la estructura urbana, las que conciernen el entorno social – territorial y que toma hoy, desde mi punto de vista, un lugar tan importante como los riesgos mayores.

La complejidad de las ciudades, la urbanización creciente con la consecuente transformación de la estructura urbana, la diversificación de las necesidades que deben ser satisfechas ante los ciudadanos en el contexto de  demografía en aumento constante, la presión debida a los recursos cada vez más exiguos pero también las fracturas visibles socio – económicas en el tejido social, se traducen hoy en condiciones de vulnerabilidad importantes. Ellas mismas están sujetas a un propio proceso de transformación . Esto en particular lo comprobamos también por los efectos de las nuevas crisis surgidas de la yuxtaposición a causa de este importante desarrollo urbano (a menudo aquí y allí no planificado) y las condiciones de vida de la población cuando la precariedad y las dificultades que afectan muy a numerosos habitantes dan lugar a situaciones que la vida de la ciudad y las grandes metrópolis amplifican.

Estamos también en este tema en un cambio de paradigma, concerniendo la manera de abordar la resiliencia, pues se trata de abordar la vulnerabilidad no solo como «la posibilidad de sufrir daños », sino ante todo por la necesidad de comprenderla mas allá como «la propensión de la sociedad urbana a engendrarlos, a ampliarlos, y de nuevo a hacer de ellos los vectores de nuevas vulnerabilidades»[1]. Hablamos así de  una transformación donde la vulnerabilidad en otro tiempo pasiva nacida de un estado de hecho (condiciones de los riesgos estructurales en un espacio dado como es el caso de los riesgos naturales, industriales y tecnológicos) se vuelve activa, pues ella misma se modifica y evoluciona  en el marco de lo que he llamado ” la contextualización ” de la ciudad, su historia pero también su presente y sus vías de desarrollo. En particular estas nuevas vulnerabilidades conciernen el conjunto del entorno y en primer lugar aquellas impactando las condiciones de vida de sus habitantes. Es esta la noción de vulnerabilidad social – territorial, a la cual hago referencia.

Al igual que el desarrollo sostenible pudo inscribirse en un marco multi dimensional permitiendo de salir del marco estrictamente ambiental, en el sentido de las relaciones con la naturaleza, para ser abordado bajo el ángulo de un tripleta indisociable medio ambiental, económica y social, considero que debe ser  también el caso respecto a la vulnerabilidad urbana.

Esto me parece indispensable para abordar la comprensión da la fragilidad de la ciudad, en su estructura urbana y en las relaciones de los habitantes con un territorio de múltiples facetas en miras a identificar sus vulnerabilidades activas. Estas germinan, a menudo en profundidad, siendo desde su génesis portadoras de indicadores de crisis potenciales. Estas vulnerabilidades estructurales socio – territoriales tienen por otra parte también la característica de no ser dependientes de un espacio-tiempo propio a una gobernanza particular, porque hay que abordarlas con la capacidad à tratarlas mas allá del período de un mandato.

Hablamos, y con razón, de la transición necesaria energética como fuente de una nueva revolución industrial posible, la tercera para J. Rifkin por ejemplo, en un mundo en mutación. Pero más allá del imperativo del cambio de paradigma energético, es ante todo el impacto de las mutaciones sociales en un mundo fuertemente urbanizado, en el cual los usos y los servicios transformaron profundamente nuestras maneras de vivir. El impacto de la revolución digital y de las revoluciones tecnológicas transforma igualmente profundamente nuestra propia visión y vida, lo escribo ampliamente en estas columnas, porque entre otros, nosotros, todo ciudadano, poseemos y accedemos a informaciones en otro tiempo reservados para especialistas y otrora fuentes de poder La fuerza de la multitud crea así  través de esos nuevos prismas una exigencia fuerte de transparencia y de eficacidad influyendo de manera inédita en las decisiones que comprometen el futuro colectivo.

Pero es también y ante todo otra transición mayor que vivimos hoy y continuara ineluctablemente a prolongarse : la « transición urbana” la cual esta aun lejos de ser acabada. ¡En el lapso de un siglo, asistimos entre 1950 y 2050 a un cambio de escala de 700 millones de personas que viven en ciudad en cerca de 6,5 mil millones ! Si hacemos un zoom entre 2000 y 2050 hablamos de 3 mil millones de personas que estarán asentadas en ciudades en el planeta. Es el cambio en 100 años de un mundo  70 % rural convertido en 70 % urbanizado[2].

Asistimos así a esta nueva configuración que es la fuerza y el poder de las ciudades, la agregación de los hombres y de las mujeres en torno de un territorio con un conjunto de necesidades y recursos, compartiendo usos y  servicios. Vivimos así bajo todos los continentes una nueva etapa de transformación  concerniendo al poder y su regulación con el peso nuevo en este siglo de la ciudad como actor pleno  en sus roles político, socio – económico, territorial, impactando el cotidiano de nuestras vidas.. Esta transformación irreversible conlleva implicaciones estructurales condicionando los 50 próximos años.

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A la edad de la multitud en este período ubiquitario del siglo XXI crece, se imbrica, la edad de la ciudad, del poder de su gobernanza, de su mayor papel frente a los Estados Esta nueva presencia, no de la “aldea planetaria” sino de la « ciudad global »[3] introducido por Saskia Sassen[4], de la « ciudad mundo », crea nuevas condiciones de sensibilidad, de identidad, de pertenencia y también nuevas manifestaciones y exigencias socio – económicas, culturales, ecológicas incluso tecnológicas propias. Estas son cada vez más movilizadoras de los ciudadano en sus relaciones con la gobernanza local : gestión de la movilidad, de la seguridad, la vivienda social, los desafíos energéticas, el manejo del  territorio, de las redes de las infraestructuras, la utilización de los espacios públicos, la economía de proximidad, la cultura, diversión, la renovación del patrimonio, la fiscalidad, la atractividad y la calidad de vida.  Todos estos factores conllevan nuevos factores de vulnerabilidad social – urbana.

La reflexión y la acción a escala de las ciudades en este mundo urbanizado ponen en relieve la importancia capital de comprender esos factores de vulnerabilidad estructural que en sus características triples medioambiental, económica y social son la clave del análisis para identificar y sentir los « cisnes negros »[5], las señales débiles. Se trata así de construir anticipando estas vulnerabilidades socio – espaciales, los indicadores y acciones de eficacia indispensables.

Las decisiones tomadas cada día en las ciudades son constitutivas de la manera como la sociedad urbana construye para las próximas décadas nuestro futuro y el de las generaciones que siguen. Cada una de ellas tendrá un impacto mayor en las problemáticas que  nos son solo las de hoy y de mañana sino también las que se generaran en 2050 cuando el 70 % de la población mundial estará urbanizada.

Más que nunca, el rol, la fuerza, la posición decisiva que representa la vida en nuestras ciudades, la capacidad de atracción de estas, el poder de la vida urbana y la calidad de su gobernanza están en el corazón de la construcción de un mejor vivir juntos.

La ciudad inteligente será la que sabrá comprender la importancia capital de su fragilidad, de su vulnerabilidad social – territorial y la que aportará ante todo esta capacidad a construir cada día su resiliencia.

La ciudad plataforma es la de la multitud, de la transición urbana, de la ciudad en movimiento, de la ciudad del bien vivir, donde el digital  y la tecnología, hackeados, contribuyen a anticipar y a administrar esta vulnerabilidad social – territorial

París, el 10 de marzo de 2014