CitiesIN : et si les métropoles ébranlaient le Brexit ? (EN, FR, ES)

À l’heure du Brexit, un rappel historique peut être instructif lorsqu’il s’agit de comparer la pérennité des villes face à l’éclatement des États-Nations, à la naissance de nouveaux, à leur perte de zones d’influence. Évoquons quelques faits.

brexit london

At the time of Brexit, “CitiesIN” and the strength of metropolises

At the time of Brexit, a historical reminder can be instructive when it comes to compare the sustainability of cities towards the explosion of Nation states, the birth of new ones, and with their loss of spheres of influence. Let us put some facts on the table.

Cities surviving any kind of events are, unquestionably, the most sustainable of the socio-territorial structures. They are a solid mark in front of challenges, and a major basis of the expression of the inhabitants.

In this XXIst century, their ascendancy has never been so obvious. While the result of Brexit pronounces by a majority for the exit of the European Union, by contrast, big cities expressed themselves for the preservation: in England, the “In” of the metropolis of London with its 8 million inhabitants, 12 % of the population, represents 20 % of the GDP of United Kingdom. It is an overwhelming expression for the European membership. We note the same results for the main cities such as Cambridge, Oxford, York, Bristol, Liverpool and Manchester. Indeed, livened up by the fear of others, this “no” is one of the English rural way of living, one of a senior population. Ironically, it highlights the major role that world cities have to play in this century of the Cities.

The Mayor of London Sadiq Kahn, calls for building a metropolis open to the world, taking a stand against isolationism. He signed a manifesto with the Mayor of Paris, Anne Hidalgo, urging to go ahead in the strengthening of the links between these two “global cities”.

It is not only the way of the future, it is also the question of how to anticipate a urban future. It requires that the European big cities strengthen and work in narrow dialogue to exist in a urbanized planet, and face profound transformations to come.

The success of the petition #Lexit, born from a dash of humor, is an expression of this strength that can be found in metropolises, with the rise in power of the mayors of the world’s voice.

The World Cities have become full-fledged political, economic, cultural, and social actors, and it is true well beyond their territorial sphere of influence. This irreversible evolution results in structural transformations, which are going to impact on the decades to come. To be mayor of a big metropolis, with a GDP- generating activity higher to that of a State, is a major element in the geo strategic changes, which impact on the policy making of the world, and is inevitably going to strengthen in the future.

By 2030, the 750 biggest world metropolises will provide more than 60 % of the world GDP. Among them, today, 139 European cities ensure 44 % of the European GDP, with an average size of population of 1,7 million inhabitants.

Our European cities are in competition, but they also have to cooperate closely, because the international stakes and the problems are equally common: social fight against social exclusion, employment, economic development, new urban diseases, pollution, quality of air and water, energy ressources and other challenges.

At the same time, in front of them, the center of gravity of the urban world turned irreversibly towards the east-south axis of the planet: just the top 150 Chinese cities represent the fifth of the 750 world biggest cities today by their population. Of an average size of 6,4 million inhabitants, they provide approximately 90 % of the Chinese GDP. We must also point out that 90 % of the urban world growth takes place in Africa and in Asia today. With more than a third concentrating in only three countries (India, China and Nigeria), with each time a GDP mainly ensured by big city centers.

The building of a new European Deal is to come. This presupposes the strengthening of cities. The voice of London will matter heavily. An axis London-Paris strengthened by other European cities, will have an impact in front of Nation states. At the time of Brexit, the revenge is in “CitiesIN”.

Les villes survivant à toute sorte d’événements sont, sans conteste, les plus durables des structures socio-territoriales. Elles sont un repère solide, socle majeur de l’expression des habitants face aux défis.

Dans ce XXIe siècle, leur prépondérance n’a jamais été aussi manifeste. Alors que le résultat du Brexit se prononce à la majorité pour la sortie de l’Union européenne, les grandes villes se sont exprimées pour le maintien.

En Angleterre, le « In » de la métropole de Londres avec ses 8 millions d’habitants, 12% de la population, représente 20% du PIB du Royaume uni. Elle s’est exprimée de manière écrasante pour le maintien dans l’Europe. On note les mêmes résultats pour les principales villes telles que Cambridge, Oxford, York, Bristol, Liverpool, Manchester. Oui, animés par la peur de « l’autre », c’est le NON des campagnes anglaises et d’une frange de la population senior qui l’ont emporté. Paradoxalement, cela met en exergue le rôle majeur que les villes monde ont à jouer dans ce siècle des villes.

Le Maire de Londres Sadiq Kahn, appelle à construire une métropole ouverte au monde, prenant parti contre l’isolationnisme. Il a signé un manifeste avec la Maire de Paris, Anne Hidalgo, pour aller de l’avant dans le renforcement des liens entre ces deux « global cities ».

Ce n’est pas seulement la voie de l’avenir, c’est aussi la question de l’anticipation d’un avenir urbain. Cela exige que les grandes villes européennes se consolident et travaillent en étroite concertation pour exister dans une planète urbanisée, et faire face aux profondes transformations en devenir.

#LondonIndependence

Le succès de la pétition #Lexit, partie d’un mouvement d’humour, traduit cette force qui réside dans les métropoles avec la montée en puissance de la voix des maires du monde.

Les villes monde sont devenues des acteurs politiques, économiques, culturels, sociaux à part entière, et ce, bien au-delà de leur sphère d’influence territoriale. Cette évolution irréversible se traduit par des transformations structurelles, qui vont impacter les décennies à venir. Être maire d’une grande métropole, génératrice d’un PIB supérieur à celui d’un État, est un élément majeur dans les changements géo stratégiques qui impactent la politique du monde, et va inéluctablement se renforcer à l’avenir.

À l’horizon 2030, les 750 plus grandes métropoles mondiales vont porter plus de 60% du PIB mondial. Parmi elles, aujourd’hui, 139 villes européennes portent 44% du PIB européen, avec une taille moyenne de population de 1,7 million d’habitants.

Nos villes européennes sont en concurrence, mais elles doivent aussi coopérer étroitement, car les enjeux internationaux et les problématiques sont aussi communes : la lutte contre l’exclusion sociale, l’emploi, le développement économique, les nouvelles maladies urbaines, la pollution, la qualité de l’air et de l’eau, les ressources énergétiques et bien d’autres défis.

En même temps, face à elles, le centre de gravité du monde urbain s’est tourné irréversiblement vers l’axe Est-Sud de la planète : rien que les 150 premières villes chinoises représentent un cinquième des 750 plus grandes villes du monde aujourd’hui par leur population. D’une taille moyenne de 6,4 millions d’habitants, elles portent environ 90% du PIB chinois. Soulignons aussi que 90% de la croissance mondiale urbaine a lieu aujourd’hui en Afrique et en Asie, et que plus d’un tiers se concentre dans seulement trois pays, l’Inde, la Chine et le Nigeria, avec toujours un PIB porté majoritairement par les grands centres urbains.

La construction d’une nouvelle donne européenne est à venir. Elle passe par le renforcement des villes. La voix de Londres comptera lourdement. Un axe Londres- Paris renforcé par d’autres villes européennes pèsera face aux États-Nations. À l’heure du Brexit, la revanche est au « CitiesIN ».

Brexit, las “CitiesIN” y el siglo de ciudades

En el momento del Brexit, los antecedentes históricos pueden ser instructivos cuando se trata de comparar la perennidad de las ciudades frente a la aparición de los Estados Nación, su nacimiento y su pérdida de zonas de influencia. Evoquemos estos hechos.

Las ciudades sobreviven a todo tipo de acontecimientos, sin contestación, las más durables de las estructuras socio-territoriales. Son un elemento sólido, símbolo principal de la expresión de los habitantes frente a los desafíos.

En este S. XXI, su preponderancia no ha sido jamás tan manifiesta. En el momento en el que el resultado del Brexit la mayoría se pronuncia por la salida de la Unión Europea, las grandes ciudades se manifiestan por la permanencia: En Inglaterra, con el «In» de la metrópolis de Londres, con sus 8 millones de habitantes, 12% de la población total, 20% del PIB del Reino Unido, la ciudad se manifiesta de manera incontestable por la permanencia en Europa. Observamos los mismos resultados en las principales ciudades tales como: Cambridge, Oxford, York, Bristol, Liverpool y Manchester. El “Out”, animado por el miedo al «otro», ha tenido su principal apoyo en el mundo rural inglés, y en una franja significativa de población urbana más mayor. Paradójicamente, esto pone de manifiesto el papel clave que juegan las ciudades en el mundo, en este siglo de las ciudades.

El alcalde de Londres Sadiq Kahn, apela por construir una metrópolis abierta al mundo, tomando partido contra el aislacionismo. Ha firmado un manifiesto junto con la alcaldesa de París, Anne Hidalgo, para ponerse al frente en el refuerzo de los vínculos entre sus dos «global cities».

Las ciudades mundo se han convertido en actores políticos, económicos, culturales, sociales a tiempo completo, yendo así, más allá de su esfera de influencia territorial.

Esto no es solamente el camino futuro, es también cuestión de la anticipación de un porvenir urbano. Esto exige que las grandes ciudades europeas se consoliden y trabajen en estrecha colaboración para existir en un planeta urbanizado y hacer frente a las profundas transformaciones que van a llegar.

El éxito de la solicitud #Lexit, surgido de un movimiento humorístico, ha traducido esta fuerza que reside en las grandes metrópolis con la puesta en valor de la voz de los alcaldes del mundo. Las ciudades mundo se han convertido en actores políticos, económicos, culturales, sociales a tiempo completo, yendo así, más allá de su esfera de influencia territorial. Esta evolución irreversible se traduce en las transformaciones estructurales, que van a impactar en las décadas por venir. Ser alcalde de una gran metrópolis, generadora a menudo de un PIB superior al de algunos Estados, es un elemento principal dentro de los cambios geoestratégicos que impactan en la política mundial, y va a verse reforzado irremisiblemente en el futuro.

En el horizonte 2030, las 750 metrópolis mundiales más grandes van a suponer más del 60% del PIB mundial. Entre ellas, a día de hoy, 139 ciudades europeas aportan el 44% del PIB europeo, con un tamaño medio de población de 1,7 millones de habitantes.

Nuestras ciudades europeas están en convergencia pero deben también cooperar estrechamente, porque los desafíos internacionales y las problemáticas son también comunes: la lucha contra la exclusión social, el empleo, el desarrollo económico, las nuevas enfermedades urbanas, la polución, la calidad del aire y el agua, los recursos energéticos, la innovación y muchos otros desafíos.

Al mismo tiempo, frente a ellas, el centro de gravedad del mundo urbano se ha vuelto irreversiblemente hacía el eje sureste del planeta: de forma que las 150 principales ciudades chinas representan un quinto de las 750 principales ciudades del mundo, a día de hoy, en términos de población. Señalemos también que el 90% del crecimiento mundial urbano tiene lugar a día de hoy en África y Asia, y que más de un tercio se concentra solamente en tres país, India, China y Nigeria, cuyo PIB está siendo aportado mayoritariamente por los grandes centros urbanos.

La construcción de un nuevo orden europeo está de actualidad. Pasará por el refuerzo de las ciudades. La voz de Londres contará con fuerza. Un eje Londres-Paris reforzado por otras ciudades europeas, es indispensable para reequlibrar frente a la indolencia de los Estados Naciones. En el momento del Brexit, la revancha y la esperanza está en las «CitiesIN».